PNNS 2019-2023 : Quoi de neuf ?

Le 4e Programme national nutrition santé (PNNS4), présenté en septembre dernier, fixe des objectifs chiffrés pour réduire la consommation en sel, continuer la lutte contre le surpoids et l’obésité, favoriser l’activité physique pour tous, l’éducation alimentaire des plus jeunes et réduire la dénutrition des plus âgés.

Points clés

Le PNNS4 qui couvre la période 2019-2023 vise à favoriser l’augmentation de l’activité physique, à réduire la sédentarité, à améliorer les consommations alimentaires et les apports nutritionnels en tenant compte des enjeux de développement durable. Ce plan met notamment l’accent sur la réduction de la consommation en sel toujours trop élevée en France, la limitation de la consommation des produits ultra-transformés et l’augmentation de la consommation de produits bio pour tous. Une montée en gamme de la restauration collective à l’horizon 2022 est soulignée en intégrant le bio, la durabilité, la qualité et la promotion du  Nutri-Score dans ce secteur. L’éducation à l’alimentation des enfants et des adolescents sera renforcée et la protection à des publicités pour des aliments et boissons non recommandés également. Enfin, la pratique de l’Activité physique adaptée sera promue via les médecins et pourrait être étendue aux personnes atteintes de maladies chroniques mais ne bénéficiant pas d’une ALD (Affection de longue durée), c’est-à-dire ceux qui présentent des facteurs de risque comme  l’hypertension artérielle, une obésité, etc. « Une semaine nationale de la dénutrition » viendra renforcer l’attention nécessaire du grand public et des professionnels de santé et du secteur social sur ce sujet notamment auprès des plus âgés. Le PNNS4 favorise également l’allaitement en préconisant son allongement à 17 semaines.

Si la prévalence du surpoids et de l’obésité des enfants et des adultes en France s’est stabilisée depuis le milieu des années 2000, celle-ci demeure cependant encore trop élevée. En France, 17% des enfants (6-17 ans) sont en surpoids et 4% en obésité, et la moitié des adultes sont en surpoids et 17% en obésité. D’autres indicateurs inquiètent également comme la hausse de la prévalence du diabète de type 2 et la diminution de la pratique de l’activité physique. Et parallèlement, un autre problème doit être pris en charge, la dénutrition. En effet, en France, près de 2 millions de personnes souffrent de dénutrition, notamment de nombreuses personnes âgées institutionnalisées ou hospitalisées.

Face à ces constats, le PNNS4 a pour objectifs de :

  • Diminuer la prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant et l’adolescent de 20%
  • Diminuer de 15% la prévalence de l’obésité et stabiliser le surpoids chez l’adulte
  • Réduire d’au moins 30% la dénutrition des sujets âgés de plus de 80 ans
  • Réduire de 30% la consommation en sel d’ici à 2025, en engageant des réflexions avec les professionnels dès 2019
  • Amener 80% de la population adulte à un niveau d’activité physique au moins modéré (30 minutes d’activité physique d’endurance d’intensité modérée à élevée au moins 5 jours par semaine ou au moins 3 jours avec une activité physique intense d’au moins 25 minutes par jour)
  • Diminuer de 20% le nombre d’adultes passant plus de 3 heures par jour devant un écran en dehors de leur activité professionnelle
  • Augmenter la consommation de produits bio pour que 100% de la population mangent au moins 20% de fruits, légumes, produits céréaliers et légumineuses issus de la filière bio par semaine
  • Permettre à tous de bénéficier d’une restauration collective « de qualité en toute transparence » en portant l’approvisionnement en produits bio, durables et de qualité à 50% d’ici à 2022
  • Promouvoir le Nutri-Score dans le secteur de la restauration collective

 

Un programme ambitieux qui vise à ne laisser personne de côté

La nutrition est un indicateur important des inégalités sociales sur le territoire. En effet, par exemple, si la fréquence de l’obésité a diminué dans les populations les plus aisées, elle a continué à croître dans les population plus défavorisées. De nombreuses mesures du PNNS4 vont dans le sens d’une réduction des inégalités sociales sur le plan alimentaire.

Une activité physique modérée : cela correspond à quoi ?

Cela signifie de pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique d’endurance d’intensité modérée à élevée au moins 5 fois par semaine ou au moins 3 jours avec une activité physique intense d’au moins 25 minutes par jour.

Références :

PNNS 2019-2023 : Programme national Nutrition Santé 2019-2013. Disponible sous : [https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/pnns4_2019-2023.pdf].

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